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16.07.2009: Langues pendues

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La révision des exigences en langues dans les lycées voulue par la coalition génère des remous.

La langue est l'une des principales barrières de la réussite scolaire. L'allemand joue en défaveur des élèves d'origine romanophone, qui se retrouvent de ce fait versés dans le technique. Le français opère pour sa part la sélection entre Luxembourgeois. Toucher à ce statu quo paraît inévitable.
Le 7 juillet dernier, au sortir des négociations de la coalition, le socialiste Jean Asselborn confiait la volonté de «briser un tabou» en modulant les exigences linguistiques dans les lycées, selon la filière empruntée. Il ne serait plus nécessaire de «briller» dans les trois langues que sont l'anglais, le français et l'allemand. La vigueur des réactions du corps enseignant aura démontré qu'il s'agit bien là de la rupture d'un tabou.
La Fédération des universitaires au service de l'État (FEDUSE) a réagi la première, le 10 juillet. «Non à l'abandon du trilinguisme», clamait-elle, prédisant des «conséquences désastreuses», et notamment le recul du français, auprès des élèves luxembourgeois.
La Féduse condamne tout «abandon de l'un des rares et précieux attraits» du système scolaire luxembourgeois. Ce dernier, dit-elle, est déjà «ébranlé par un règlement de promotion qui encourage le laisser-aller». Une telle réforme serait un nouveau pas vers des exigences moindres.

«Cris d'orfraie»

«Notre enseignement des langues est bien moins sélectif qu'on ne veut le faire croire», renchérissait après le week-end l'Association des professeurs de français du Luxembourg (APFL). Les élèves des sections B, C, E et F de la filière classique peuvent abandonner une langue en 1re. Dans le technique un an plus tôt, dès la 12e, et en 10e pour le régime du technicien. De plus, les compensations entre langues sont permises.
L'APFL se dit prête à «s'engager dans un processus de réflexion» pour améliorer l'enseignement de sa langue mais refuse catégoriquement une «option "français deuxième langue"». Eu égard à la place du français dans le pays, ce serait «irresponsable de faire croire aux élèves qu'ils peuvent se contenter d'un français au rabais». «Une filière allemand première langue risquerait de devenir (...) une voie de garage.» C'est aussi une «question de justice sociale», puisque les enfants issus de milieux aisés, poussés par leurs parents, choisiraient le français et en tireraient un avantage sur les autres.
Dans une lettre personnelle du même ton, l'enseignant du Lycée Michel Rodange, Alain Wagner, réfute une telle «phase d'insouciance linguistique» qui, de surcroît, fermerait des portes aux élèves.
Référence sur le sujet, le sociologue Fernand Fehlen prêche «l'entente cordiale» face à ces réactions épidermiques. Ces «cris d’orfraie» expriment à son goût «la peur» d'«une redéfinition des volumes horaires de "leur" langue», française ou allemande, au profit «de l'anglais, comme première langue étrangère, et d'autres matières délaissées».
Fernand Fehlen appelle à l'analyse de la présence clandestine du luxembourgeois à l'école comme facteur d'échec. Dans le primaire, les élèves étrangers sont supposés le maîtriser sans l'apprendre. De plus, son usage durant les cours gêne l'apprentissage de l'allemand. Dans le lycée, cette présence inofficielle s'accroît pour compenser le «désamour» des élèves face au français. «L'institutionnalisation du luxembourgeois à l'école et la promotion des trois langues du pays – en différenciant les méthodes (...) – sont une condition nécessaire au maintien de l'idéal d'une communauté linguistique multilingue», tranche-t-il.
Le renforcement du luxembourgeois est aussi prévu par la coalition. Par contre, elle n'a pas abordé le processus d'orientation, jugé à la fois trop précoce – or, il n'y aura pas de tronc commun, a précisé Asselborn – et comme «une iniquité incontestable» par les pédagogues de l'université du Luxembourg dans l'ouvrage L'école de demain. L'orientation interviendrait toujours à la fin du primaire et, de plus, laisserait toujours une grande place à l'allemand. Autrement dit, l'exclusion des romanophones dans la filière classique se poursuivrait.
 

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Véronique Lebreton sur 24/10/2009 17:16:13
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On se demande parfois si l'exclusion des romanophones n'est pas une manière d'exclure une catégorie de la population des études classiques. Il faudra bien admettre un jour que ce pays ne pourra plus fonctionner bien longtemps sur la division d'une population, d'un côté une élite à forte concentration de luxembourgeois de souche qui auront fait des études pour rejoindre les rangs des administrateurs du pays (fonctionnaires) et les autres, les romanophones et autres souches éthniques, qui grossiront les rangs des ouvriers-techniciens. Ce pays va au clash. Quand on pense que les parents n'ont droit à aucun recours quant à la décision d'orientation de leurs enfants prise par l'enseignant. Bien entendu, officiellement on ne doit pas parler de têtes de turques ni d'ailleurs de la peur des Luxembourgeois (dont je fais partie) de disparaitre. Cela n'existe pas chez nous.
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Guy Schaeffer sur 01/12/2009 12:42:31
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Pour révolutionner les méthodes d'apprentissage des langues il y a une solution très prometteuse.

Apprendre d'abord l'Espéranto et ensuite les autres langues.
Espéranto est très facile à apprendre et basé sur des règles simples et sans exceptions.
Avec les langues "naturelles" nous détruisons quelque chose dans les enfants. Les très nombreuses exceptions et irrégularités donnent le sentiment qu'il n'existe pas de règle utile / fiable et que l'apprentissage d'une langue étrangère est pénible et frustrant.
L'Espéranto par contre développe la compréhension pour la logique des langues, permet d'arriver rapidement à une bonne connaissance et offre une base puissante et commune pour l'apprentissage des autres langues.
Des études montrent que cette manière de faire permet de développer plus vite une meilleures maîtrise des langues cibles (Français, allemand, anglais).

Si de plus en plus de personnes verront qu'il est possible qu'une langue facile à apprendre comme l'Espéranto peut être un moyen de communication aussi riche et nuancé que les langues naturelles,
Espéranto aurait alors une chance de devenir la langue de communication internationale dans l'UE et ensuite mondiale.

A long terme (quelque dizaines d'années seulement) il suffirait alors d'apprendre sa langue maternelle et l'Espéranto pour réussir ses études et sa vie professionnelle et profiter pleinement d'une offre culturelle riche et variée.

Salutations
Guy Schaeffer
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