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Pour une loi anti-fumée

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On fume moins. Mais trop encore. Surtout dans le secteur horesca. La Fondation contre le cancer plaide pour l'interdiction totale.(Michel Petit)

Fumer, ce n'est pas terrible. Tout le monde en convient: Mieux vaut, d'une part s'abstenir, d'autre part encourager à laisser tomber. Dès le plus jeune âge. De «débanaliser» à défaut de culpabiliser.
Mais par la force? Là est la question. En janvier dernier, un sondage de l'Horesca préconisait la méthode douce. De laisser, dans les établissements cafés-restaurants-discothèques, la possibilité de fumer, de préférer pour les accros un endroit aéré, ventilé, expurgé des effluves de l'herbe à Nicot.
Selon l'Horesca, un échantillon restreint de la population se disait majoritairement favorable à ces endroits «fumeurs» susceptibles de ne pas déranger les autres clients, de ne pas nuire au personnel de la maison.
Aujourd'hui, la Fondation luxembourgeoise contre le cancer tente d'expliquer au gouvernement, à moins que ce ne soit à tout le monde, à quel point tout état permissif joue contre la santé publique.
Détail piquant, les uns (Horesca) et les autres (Fondation) s'appuient sur des chiffres du même institut de sondage TNS-ILres, pour tenter d'obtenir gain de cause auprès du législateur.

Gênant

Toujours est-il que, selon la Fondation contre le cancer, seul un résident sur quatre fume, un pourcentage en baisse régulière depuis 2003. L'homme (28%) reste davantage fumeur que la femme (21%).
Les sondeurs croient savoir que plus d'un fumeur sur deux souhaite s'arrêter tandis que subsisteraient 27.000 «fumeurs satisfaits».
Au-delà des chiffres, la fondation lance un nouveau plaidoyer pour une loi autrement plus restrictive, qui interdise tout tabac dans les établissements Horesca. Et la fondation de s'appuyer sur les exemples étrangers (Espagne, France, Belgique) qui ont vite penché pour l'interdiction totale, sans plus de libre choix pour les tenanciers. Car, assène à nouveau Marie-Paule Prost-Heinisch, les zones spéciales «fumeurs» ne constituent en aucun cas une alternative.
D'autant que, selon le sondage, plus de 3 consommateurs sur 4, dans les bistrots, se disent gênés par la fumée d'autrui. 

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